jeudi 30 juin 2011

Jour 9 : Un élan d’inspiration

Pour futur époux comme pour moi, la préparation de ce mariage aura été l’occasion de s’investir dans nos passions. Moi, pour l’écriture. Lui, pour la musique.
Ainsi, au fil des semaines, le jam occasionnel de mon amoureux avec ses amis musiciens est devenu une soirée de répétition quasi-hebdomadaire. L’activité a lieu chez nous, dans le studio de musique qui se cache au fond du sous-sol. Les gars arrivent vers 19 heures, armés de leurs instruments et de leur petite caisse de bière. Ils descendent dans le studio et n’en ressortent pas avant minuit. Futur époux ne remonte que pour voir les filles un peu et leur dire bonne nuit vers 20 heures.
Dès qu’elles sont couchées, moi, j’essaie d’écrire quelques mots. Mon bureau est juste au-dessus de la pièce où les gars jouent. C’est bien insonorisé, mais je sens les vibrations du drum sous mes pieds. J’entends les gars chanter au loin. J’adore ça, les écouter! Ils  jouent de la musique funk, d’où leur nom, Funk Frenz. Moi, j’écris, je fais évoluer Dulcinée, tout en me demandant comment je vais canaliser ma passion pour l’écriture après que les cent jours soient écoulés. Je rêve de me faire publier. Je rêve…
Quand je n’entends plus les gars et que je comprends qu’ils sont en break, je me sers une bière et je vais les rejoindre. Ils ne sont pas tout à fait en pause, ils composent une pièce qu’ils veulent présenter à la noce. Ils ont déjà le refrain depuis longtemps et essaient d’en faire une vraie chanson avec des couplets. Ils parlent de se présenter dans un concours amateur qui se tient au bar de notre petite ville de province. Tous trois rêvent d’être payés pour se produire en spectacle. C’est beau de les voir! Je reste un peu avec eux, le temps de prendre ma bière, puis je les quitte pour les laisser avancer.
Les autres soirs, mon amoureux travaille seul dans son studio, où il compose et enregistre des pièces de musique "pour faire jouer au mariage". J'aime particulièrment Country Girl, écrite pour l’une de nos filles. Ça raconte sur fond pop-western l’histoire d’une jeune fille qui est partie vivre en ville. Elle se rend compte qu’elle préfère la pomme cueillie dans le jardin au sushi bar de son quartier... Je suis une fan!
Cet élan vers nos passions, autant inespéré qu’inattendu, est un véritable cadeau pour nous deux.
Futurs époux... et, qui sait, futures stars?

mercredi 29 juin 2011

Jour 10: Une autre visite chez les fées

Cet après-midi, je suis passée à la boutique pour voir si ma robe était prête. Elle ne l’était pas, mais je suis quand même restée un bon quarante minutes, à essayer des accessoires pour cheveux et discuter avec les vendeuses. Comme à chaque visite chez Parfume ta vie, j’ai étiré le temps…

J’y passerais encore des heures, à essayer des robes de princesse, des bijoux qui brillent comme des diamants, des voiles, des chaussures en strass, des foulards, des fourrures… Des heures à me faire traiter aux petits oignons par les vendeuses, qui sont aussi stylistes, couturières, psychologues… La seule chose qu'elles ne savent pas faire, c'est transformer une citrouille en carrosse!
Je me demandais, en partant, quand j’aurais l’occasion d’y revenir, une fois le mariage passé. Je calculais les années avant la graduation de ma fille (12 ans!!!) et je me disais qu’il faudrait bien que je me trouve d’autres évènements…
Il faudra que je lance mon bouquet!

mardi 28 juin 2011

Jour 11 : Impossible de reculer

Je crois que futur époux et moi, on est un peu las des préparatifs de mariage. Notre vie tourne pas mal autour de ça depuis un bon petit bout, et il est temps que l’évènement se produise et qu’on passe à autre chose. Qu’on arrête de se demander si ça sera trop comme ceci, ou pas assez comme cela… Qu’on porte notre mariage du côté des souvenirs, avec l’album photo, le bouquet de roses séchées et autres parcelles de cette belle journée. Qu’on en ressorte avec la force de l’engagement pris dans un moment qu’on souhaite riche de sens et empli d’amour. Que le côté logistique de la noce fasse place aux discussions entre convives et à l’esprit festif. Que nos invités nous en reparlent à travers le temps en disant : « En tous cas, on a eu du plaisir à votre mariage! Le décor était splendide, le vin était bon, on a passé une belle journée…»
C’est tout ce que je souhaite. Passer une belle journée!
Et revenir dans le temps présent.

***
Ce matin, futur époux me dit :
-J’ai rêvé au mariage. Il y avait de la musique et tous nos amis étaient là. C’était un party, mais c’était plaaaaate!
Son soupir de découragement en disait long.
Je sens bien que mon homme n’est pas tout à fait satisfait de la tournure de l’évènement.
Il aurait voulu faire ça chez nous. Habillés moins chics. Moi, en robe blanche « remettable » achetée dans une boutique normale. Lui, portant son veston noir qui lui va si bien. On aurait eu les moyens d’offrir l’alcool et la bouffe à nos invités.  Ils auraient pu planter leur tente dans notre cour. On aurait chanté autour du feu… On se serait mariés au milieu de tout ça, dans la simplicité.
Je le comprends et je peux facilement me mettre à regretter nos choix moi aussi (les miens, devrais-je dire).
Peut-être qu’à 11 jours du mariage, c’est normal de passer dans ce genre de phase… Je m’encourage en me disant que :
1)     La fébrilité devrait nous frapper comme la foudre, à quatre jours du mariage.
2)      Au moins, on ne remet pas en question le choix de s’engager l’un envers l’autre, pour la vie. C’est quand même ça le plus important!

***
Pour ce qui est du rêve de mon futur époux de se marier chez nous, je lui ressers toujours le même discours lorsqu’il en parle :
-Tout d’abord, en cas de pluie, la maison n’est pas assez grande pour loger tout ce monde.  Il me répond toujours : ben non, on aurait loué un chapiteau… Me semble, ouais. Dans la flotte, sous le chapiteau. Pas mon fort!
-Ensuite, le projet de refaire le patio est toujours à l’état de projet, justement. Le patio a été démoli, laissant à la place un immense carré de sable dans lequel on circule depuis le printemps. Il y a du sable partout dans la maison. Pas chic du tout pour un mariage, même en robe normale.
-Surtout, qui pensez-vous aurait fait le ménage, le matin du mariage? Qui aurait fait les lits des quatre enfants, changé les draps pour la visite, récuré les toilettes? Ha, non, pas que moi. Futur époux aussi, car on partage très bien les tâches. Mais même en équipe, ça ne me tentait pas pantoute de frotter, le matin de mes noces!
-Qui aurait ramassé la vaisselle? On aurait mangé dans de la vaisselle en plastique. Qui aurait ramassé les déchets? Ma grand-mère, voyons! (Je dis ça à la blague, mais je la connais, elle n’aurait pas résisté…)
-Pour ajouter du piquant, nos filles auraient fait comme elles font toujours, tenter de prendre la poudre d’escampettes pour aller rejoindre leurs petites amies du voisinage. Je me vois, sacrant, traversant le boisé avec ma robe, le voile pris dans les branches, pour aller récupérer mes petites sorcières chez les voisins (vous voyez, évidemment que ça aurait été une robe normale! et pour ce qui est du voile, je n'en porterai pas de toute façon, c'est juste pour vous faire rire...)
-À la fin de la soirée, je peux déjà imaginer que l’attraction du studio de musique de mon mari aurait fait son œuvre, comme à chaque party. On aurait fini ça entassés dans le  sous-sol…
À faire rêver!
Je pense que l’enthousiasme que j’espérais vient de me frapper!

jeudi 23 juin 2011

Jour 16 : Le plus beau mariage au monde

Voilà le titre d’un billet de blogue de mariage sur lequel je suis tombée ce soir en faisant le ménage de mes favoris.
Puisqu’on a perdu la télé depuis maintenant presque une semaine (l’histoire de la définition numérique ou je ne sais quoi, on ne capte plus rien!), j’ai cliqué sur la vidéo apparemment récente, histoire de me divertir un peu.
En 14 minutes 28 secondes, une fille dans la vingtaine, qui mangeait relax au restaurant avec son chum, se fait d’abord jouer un scénario suggérant qu’il la trompe, puis tout le monde se met à danser autour d’elle : les serveurs, les autres clients, tous semblent sortis tout droit d’une comédie musicale. On emmène ensuite la fille dehors, où son amoureux la demande en mariage sur un tapis rouge devant des centaines de figurants. Elle pleure et dit oui. Il lui propose alors de faire ça tout de suite, maintenant. Leurs meilleurs amis sortent d’un char allégorique, suivis de la famille. Jusque-là, on peut presque encore dire que c’est cute.
C’est alors que d’autres danseurs apparaissent et lui enfilent une robe de mariée 2 tailles trop grande pour elle. Par-dessus son linge!!! Personne ne prend la peine de lui attacher la robe et son col de chandail lui dépasse… Elle a l’air de porter une tente faite en tissu de rideau blanc.  
Évidemment, elle ne se voit pas, alors elle monte sur le stage devant une foule en délire. Un célébrant prononce la cérémonie en 1 minute 3 secondes (j’ai minuté), puis la foule applaudit et tous les figurants se remettent à danser. Howie Mandel (le gars qui anime Deal or no Deal, la version originale du Banquier) sort de nulle part et vient interviewer la mariée comblée.
Fin de la vidéo. 14 minutes 28 secondes.
Plus d’un demi-million de vues sur youtube pour ce mariage qui a dû coûter pas mal plus cher que le mien.
Tellement poche. Moi, si mon chum m’avait volé le plaisir de préparer mon mariage, choisir ma robe, être plus belle que jamais le jour de mes noces, lui dire oui devant tous nos proches dans un moment empreint d’intimité… J’aurais peut-être dit oui pour ne pas lui faire perdre la face, mais je ne peux imaginer que je ne lui en aurais pas voulu par la suite! (pour le reste de mes jours...)
Je ne vois pas en quoi ce mariage peut être appelé le plus beau mariage du monde
J’espère juste qu’après tout ça, son chum va lui dire : si tu veux, chérie, on va s’en refaire un vrai…

dimanche 19 juin 2011

Jour 20: Les alliances

Ma quatrième visite à la bijouterie a finalement été la bonne! Après avoir trop rapetissé mes bagues, puis les avoir ragrandies (deux fois pour l’une d’elles), le bijoutier était heureux de me voir sourire enfin. Les deux anneaux et la bague à diamant, qui appartenaient à ma grand-mère, me vont maintenant à merveille! J’ai vraiment hâte de les porter.
En arrivant à la maison, j’ai pensé les déposer dans une petite pochette bleue qui me vient d’un autre bijou et d’où mon amoureux pourrait les sortir lors de la cérémonie. Ça me réglait un détail logistique tout en respectant la tradition qui veut que la mariée ait un petit quelque chose de bleu.
Toute contente de mon idée, je vais chercher la petite pochette, glisse les anneaux dedans, puis vais montrer ça à futur époux, qui travaillait à écrire une chanson.
-C’est beau!
Je vois bien qu’il essaie de se débarrasser de moi et qu’il est occupé, mais je ne peux résister :
-Hey, est-ce que ça te tente de te pratiquer?
-Ha, Dulcinée, je travaille, là!
-Come on! Come on! Juste une fois. Voulez-vous prendre Dulcinée pour épouse? Passez-lui la bague au doigt!
Mon amoureux roule des yeux en en laissant quand même échapper un sourire. Incapable de résister à mon charme et à mes demandes de future mariée, il prend les anneaux et s’exécute.
De toute beauté! Le geste, la bague, tout!
Une autre chose de cochée sur la liste!

mardi 14 juin 2011

Jour 25 : Les dessous oubliés

La semaine dernière, j’ai enfin acheté mon kit pour ma nuit de noces. Toute contente de mon achat et désireuse de le partager (30 jours, c’est long pour une fille qui arrive de magasiner!), je l’ai apporté chez ma meilleure amie pour le lui montrer. Ok, ok, je l’avoue, je l’ai montré aussi à mes filles, qui l’ont adoré : « Wow… wow… c’est doux… ». Bref, en rentrant de chez ma copine, je me suis rendue compte que je l’avais vraisemblablement laissé là, puisqu’il ne se trouvait ni dans l’auto, ni dans la maison. Je me suis dit que ça n’était pas grave, puisque je le récupérerais en la revoyant, le surlendemain.
Tout à coup, j’ai eu un flash du chum de mon amie arrivant dans sa cuisine et trouvant sur le comptoir mon petit sac de chez La Vie en Rose. J’imaginais le gars en train de sortir le vêtement du sac, sourire à l’idée de la surprise que sa blonde lui prépare, et remettre en vitesse le morceau sans rien dire.
Mal à l’aise à l’idée que le chum de gars de mon futur époux voit mon déshabillé de nuit de noces, je compose le numéro en vitesse et tombe sur le répondeur.
-Allo! C’est Dulcinée. Bon, Gaston, je suis venue voir ta blonde aujourd’hui, pis j’ai oublié mon kit de nuit de noces! Fait-que si tu trouves le petit sac de chez La Vie en Rose dans ta cuisine ou ton salon, OUVRE-LE-PAS!!!!!! J’espère que tu l’as pas ouvert pis pensé que c’était pour toi! Parce que tu vas être déçu!! Bye!
Le lendemain, il a rappelé. Apparemment, il n’avait rien vu...

Je suis trop contente de le croire pour en douter!

dimanche 12 juin 2011

Jour 27 : Conflit d’horaire II

Le band de mon amoureux comporte au départ trois membres, avec des chanteurs invités. L’un des membres du groupe était célibataire jusqu’à tout récemment...
-Vendredi prochain? Ah non, je ne pourrai pas être là…
-Samedi alors.
-Samedi non plus.
Sa nouvelle blonde ajoute, toute excitée :
-On va chez mon frère qui a un vignoble, l’aider à planter…
Mon futur époux s’informe :
-C’est prévu depuis quand, ça?
-Ha, ça fait longtemps, depuis le jour où on s’est rencontrés. Un bon deux semaines.
La performance du groupe à mon mariage est prévue, elle, depuis l’hiver. Ça fait 2 semaines qu’ils n’ont pas pratiqué et il ne reste que trois fins de semaine pour le faire! La fille ne réalise pas que son nouveau chum est impliqué dans la préparation de notre mariage et qu’on compte sur lui. Je stresse un peu et j’essaie de respirer par le nez.
Elle rajoute :
-Hey, pour vos pratiques, il reste LUNDI, MARDI, MERCREDI, JEUDI…
Ben oui, les 4 soirs où mon chum travaille. Ce dernier se retourne et glisse à l’oreille du troisième membre du groupe :
-On va le remplacer par un programme informatique! Je viens d’en acheter un bon.
Il a réussi à me faire rire. Et vlan!
Quand même… Vive la préparation de mariage!

mercredi 8 juin 2011

Jour 31: Dure journée!

En fait, ce titre est vraiment injuste pour ma meilleure amie, avec qui j’ai passé toute cette 31e journée avant mon mariage. Au programme : coiffure, maquillage et ajustement de la robe. Au milieu de tout ça, un dîner sur la terrasse de notre pub préféré. Il faisait beau et on était de bonne humeur. Je ne me suis pas laissée décourager par ma frange rebelle qu’on ne savait plus de quel bord boucler, ni par la maquilleuse qui a poudré mon visage pendant une heure trente, alors que je lui avais bien dit dès que j’ai ouvert la bouche : « Je veux ça naturel. »  Je me suis même laissé convaincre de garder une toute petite traine à ma robe, que j’ai essayée une troisième fois avec autant de plaisir qu’à la première.
J’ai même réussi à garder le moral en apprenant que le Chef de l’auberge où on se marie a quitté son emploi.
-Ça me fait de la peine de te le dire, mais ce n’est pas une bonne nouvelle. J’ai mangé là il y a deux semaines…
-Ce n’était pas bon?
-On n’a pas fini nos assiettes. Je pense qu’ils n’ont plus de cuisinier digne de ce nom.
Merde!
Bref, j’ai quand même pris tout ça en respirant par le nez. Jusqu’à ce que j’arrive à la maison à la fin de la journée. Mon chum se préparait pour le travail. J’ai trouvé mes filles dehors, en train de transvider une cruche de précieux sirop d’érable dans un bol à demi-plein de yogourt. J’étais à peine arrivée que j’étais déjà dans le jus! Bienvenue dans la réalité, Dulcinée!
J’ai quand même réussi à avoir une petite minute avec mon chum avant qu’il parte.
-Me trouves-tu belle?
Silence.
-T’es mieux naturelle. On dirait que tu arrives d’un show de coiffure.
Vraiment pas un compliment. La première année qu’on sortait ensemble, j’avais servi de modèle dans un congrès de coiffeurs et ça avait été un fiasco total.
Ça a fini de me saper le moral!

vendredi 3 juin 2011

Jour 36 : Jusqu'à ce que la mort nous sépare

Depuis trois mois, j’essaie de planifier avec futur époux une rencontre pour préparer la cérémonie de mariage. C’est ce qui avait été convenu avec notre célébrante : revoir les textes et lui envoyer notre version. C’est pas drôle de devoir prendre rendez-vous, et surtout pas très romantique, mais on a eu des horaires de travail différents, alors on n’a pas passé beaucoup de temps en couple ces derniers-temps. Plusieurs fois, j’ai donc mis la rencontre à l’agenda, et plusieurs fois mon chum a eu de très bonnes excuses pour reporter ça.
Un soir, après que j’aie beaucoup insisté, on en a fait un petit bout. Il rayait du texte presque tous les paragraphes, sur le sens du mariage et de l’amour et blablabla. Pas facile! On a arrêté environ après le quart du document. Je ne pouvais imaginer qu’on en viendrait à bout avant les 50 jours qui restaient.
Bref, quand j’ai constaté tout cela, j’ai attaqué le document moi-même, ne demandant qu’à l’occasion son avis à futur époux :
-Chéri, j’ai ab-so-lu-ment besoin de ton attention et de ton avis sur ce petit bout… C’est les vœux qu’on va se dire après les Oui, je le veux!
Je commence à lire à voix haute le texte que j’ai imprimé:
Dulcinée,  je te prends aujourd’hui pour ma légitime épouse.
Je promets de te chérir…”

Il m’enlève le texte des mains et en poursuit la lecture en silence.
-Comme tu vois, j’ai enlevé jusqu’à ce que la mort nous sépare, et remplacé par pour le reste de mes jours.  Je trouvais ça moins morbide.
-Aussi, Je t’ai choisi entre toutes les autres… Ça donne l’impression qu’il y avait un line-up. Franchement, j’aime mieux qu’on laisse faire les autres et qu’on reste centrés sur moi pendant que tu me mets la bague au doigt!
-J’suis bien d’accord. Moi c’est le encourager ton expression qui me fatigue un peu. Il me semble que je n’ai pas besoin de t’encourager, tu t’exprimes déjà assez comme ça!
-C’est fin!
Preuve comme quoi tout peut être sujet à interprétation. Moi, je faisais plutôt référence à son côté artistique, qui vient souvent exaspérer la fille terre à terre que je suis. Je me trouvais bien aimante de mettre ça : l’acceptation totale de sa personne! Bref, on a convenu de changer ses paroles à lui pour encourager ta croissance personnelle. Si ça lui fait moins peur…
Après plusieurs soirées de travail, j’ai donc fini par achever la préparation de chacune des étapes de la cérémonie, qui devrait durer autour de 40 minutes. Je suis très fière du résultat et contente qu’on ait décidé de se marier civilement, ce qui nous donne tellement plus de liberté qu’à l’église! Ça va être beau!
Dans le processus, je me suis rappelé qu’il ne sert à rien de forcer mon futur mari à s’impliquer dans quelque projet que ce soit. Mieux vaut alors prendre les rênes et faire ça à ma manière. Imaginer le moment où, après l’évènement, il va me dire à l’oreille comme c’était beau et comme il apprécie que j’y aie mis tant de cœur.
Ce faisant, je le laisse préparer ce qui l’intéresse. Ainsi, il enregistre des pièces musicales de sa composition pour faire jouer lors du souper. À exploiter ainsi les talents de chacun, on aura un superbe évènement! J'ai hâte!