lundi 16 mai 2011

Jour 54: Au bord de l’écœurement

En fin de semaine, j’ai bien cru que j’allais y laisser ma peau! En plein samedi pluvieux, je suis allée magasiner les chaussures de mes filles pour le mariage. À Place Laurier! J’ai bien essayé de trouver chaussure à leur pied ici en Beauce, mais j’ai vite fait le tour des quelques points de vente et je n’ai rien de rien vu qui convienne. 
Contrairement aux robes, l’essayage de souliers blancs inconfortables et qui ne seront probablement portés que quelques heures n’a rien d’enthousiasmant.  Mes filles ont eu beau tout essayer, des sandales, des ballerines, des chères et des bon marché, aucune chaussure ne faisait : trop étroite pour l’une, trop longue pour l’autre. On aurait dit les sœurs de Cendrillon!
Après avoir fait le tour des magasins pendant deux heures, miraculeusement toujours en vie avec mes petites sorcières de deux ans et quatre ans qui ne pensent qu’à avoir du plaisir (essayer 10 paires de sandales et marcher droit en tenant la main de maman : pas leur fort!), je vois des petites chaussures de bouquetière sur la tablette d’un kiosque au milieu de l’allée, en face de chez La Senza. L’endroit est vraiment passant, et la plus jeune ne pense qu’à se dégourdir les jambes en courant lorsque je la détache de la poussette pour essayer les chaussures. Il faut que j’avoue que cinq minutes avant, j’ai acheté à chacune des bonbons dans les machines à 25 cents, tentant d’acheter la paix quelques minutes. Elles ont leur petit casseau de bonbons et ont bien envie de s’amuser. La plus jeune, qui n’a pas encore beaucoup d’équilibre, fait voler des Skittles sur le parquet ciré. Les gens passent vite, les bonbons s’éparpillent. La petite a envie de faire une crise. Les gens la trouvent mignonne et tout le monde s’arrête pour la regarder. J’ai chaud! La grande, elle, ne veut pas enlever les souliers de bouquetière trop grands pour elle. Elle trippe car ils sont à talons hauts.
-Je les veux, des talons hauts comme ma grande sœur!
Je prends une grande respiration.
-Envie pipi!
La petite me regarde d’un air implorant, ça presse! On n’a plus le temps de niaiser et on repart, non sans avoir commandé les souliers à la bonne taille pour ma grande fille, qu’ils vont faire venir d’un autre centre d’achats le lendemain matin.
Il va donc falloir revenir…
Le lendemain, non seulement on achète les souliers de bouquetière, mais on finit aussi par trouver les sandales parfaites pour la petite.
Ouf!
C’est le temps que ça finisse!

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