vendredi 1 avril 2011

Jour 100 : Rien ne se passe comme prévu!

Mon essayage de robe en famille (trop?) nombreuse. Ça ne sera finalement pas le titre de mon  premier billet. Il neige à plein ciel sur la Beauce et la famille restera probablement à Québec demain matin. Alors, à 100 jours du mariage, je bois une coupe de vin pendant que mon futur époux couche les enfants. Parfois, c’est ça la vie de couple!
Je vous raconte tout de même l’histoire initiale :
«Ça doit être un coup du destin qui se venge de mon achat en solo.  Retournons six semaines en arrière. C’était un beau vendredi après-midi de février où j’avais fini de travailler tôt, j’étais passée à la pharmacie acheter un collier de dentition pour ma petite. En retournant vers ma voiture, je me rends compte que je ne suis qu’à quelques pas de la boutique de robes de mariée recommandée par une collègue. Je décide donc d’aller y jeter un coup d’œil.
Première entrée à vie dans une boutique de mariée. Même si la décision du mariage a été prise en novembre, je n’ai fait que des recherches sur Internet. Mon magasinage est prévu deux semaines plus tard avec ma sœur, dans des boutiques ciblées à Québec.
Première visite, donc. Je précise à la vendeuse :
1)      Je ne veux rien essayer aujourd’hui, juste « prendre des vues » et me donner une idée des prix.
2)      Je souhaite quelque chose de simple.
3)      Pas de traîne.
4)      Surtout, pas de robe strapless, après avoir allaité deux enfants…
La vendeuse, très sympathique, ne se laisse pas décourager : « Une traine, madame, ça se coupe. Des bretelles, ça se pose. » Et vous allez bien en essayer quelques-unes…
Je choisis deux robes pas trop princesse. Elle me redirige vers une robe un peu plus princesse, que j’avais tout de même bien aimée sur le support, malgré qu’elle ne corresponde aucunement à mes critères. C’est celle-là qu’elle me tend la première, dans la cabine.
J’enlève mes grosses bottes d’hiver. Mon gros manteau et tout le reste. Je demande : « Par où j’embarque dedans? » Par le haut. Et voilà, pour la première fois de ma vie, à l’âge de 37 ans et demi, je me vois, en robe blanche.
Moment de grâce.
J’en ai essayé quelques autres, des moins belles et des aussi belles, mais le coup de foudre avait opéré à la première seconde, à la première robe. Il fallait que ça soit celle-là. Tant pis pour les critères préétablis!
C’est ainsi que j’ai acheté, toute seule, sans l’aide de ma sœur ou de ma mère, comme le veut la tradition, ma robe de mariée. Un moment unique, que je n’oublierai jamais!
J’ai passé cette soirée-là avec un air béat. Dans ma tête, le film tournait. Dans le rôle principal : moi, le jour de mes noces, dans ma belle robe blanche. (Vous allez dire : dans le rôle secondaire, le marié? hihihi! Bien sûr! Presque ex-aequo, presque!)
Bref, demain je revisite l’objet de mes rêveries. Ça devait être avec ma sœur, pour magasiner les accessoires, réessayer la robe et voir si on ne décidera pas d’y mettre une petite bretelle. Choisir les chaussures, les bijoux, tout le tralala. Et surtout, avoir l’opinion de ma sœur, voir dans ses yeux le même WOW que j’ai vu dans les miens, il y a 6 semaines.
Petit changement au programme, en plus de ma sœur, seront aussi présentes : ma grand-mère, qui s’est invitée et ma mère, que j’ai alors invitée aussi. Ça sera pas facile…
Évidemment, mon homme trouve cela super, une belle activité intergénérationnelle. Espérons qu’il ait raison. (Je ne peux résister à ajouter : sinon, promis, je lui emmène ma grand-mère à son magasinage d’habit…) »
Ça, c’était avant qu’il se mette à neiger …

1 commentaire:

Miléna a dit...

tu me fais brailler comme une madeleine!

Je suis contente de ton bonheur. Et tu seras de toute façon magnifique.