En ce beau samedi matin, il faisait un soleil radieux! La « sortie en famille nombreuse » à la boutique de mariée a donc eu lieu. Mon homme avait raison, ça a été une occasion unique de se retrouver, entre femmes, et de vivre ensemble un moment hors du temps.
Dans la boutique, il n’y avait que nous quatre avec les deux vendeuses, ce qui fait que l’ambiance était des plus relax, malgré ma fébrilité à l’arrivée. J’ai enfilé ma robe pour le plaisir de toutes. (Mon plaisir à moi était immense!) On a analysé et commenté chaque accessoire, jusqu’à ce qu’on ait l’unanimité. Le résultat me ressemble. J’ai choisi un collier en strass au cou, un bracelet porté dans le haut de l’avant-bras (top fashion in New York!), une fleur à la taille et des chaussures flip-flops en méga-strass que j’avais déjà choisies et qui ont fait craquer ma sœur autant que moi. Concernant la robe, le strapless a eu la cote. On est sorties de là dans la bonne humeur! (Et moi plus légère!)
On a prolongé la rencontre au resto, où on a pu entendre les souvenirs du mariage de chacune.
D’abord ceux de ma grand-mère, durant la présence de curés américains qui parlaient juste anglais dans son village de Charlevoix. « La plus belle femme qu’ils aient jamais mariée », a-t-elle dit, encore fière. Elle portait une robe courte et grise (le gris nous a bien surpris, on a compris qu’ils l’avaient cousue dans le plus beau tissus qu’ils avaient, dans ces années d’après-guerre). Une robe très décolletée, nous a-t-elle aussi rapporté. Avec un demi-voile qui passait comme ça sur le côté (geste énergique de grand-maman).
Ensuite, les souvenirs de ma mère. Le matin de ses noces, elle a réalisé que sa magnifique robe blanche était trop grande, parce qu’elle avait trop maigri. Elle a passé la journée à faire attention en marchant, parce que la robe trainait à terre. (Je vais essayer de ne pas avoir le même problème!!!)
Enfin ceux de ma sœur, qui s’est mariée loin de nous, en Afrique, à l’âge de 23 ans. Aujourd’hui, elle croit qu’elle y a été envoutée, ce qui explique ce geste de « folie »! Deux-cent-cinquante personnes étaient venues célébrer la noce à la maison du marié, pendant près de 24 heures. Elle avait dû danser avec des dizaines de femmes, la tradition voulant que celle qui arrive à bouger mieux que la mariée puisse lui voler son époux! Le tout fut plutôt humiliant pour ma sœur qui n’avait pas la danse africaine dans le sang!
Le mariage de ma mère a duré près de 30 ans. Celui de ma sœur à peine trois ans. Ma grand-mère vit aujourd’hui séparément de mon grand-père : chacun dans leur appartement, à deux portes l’un de l’autre… C’est un couple qui aura trouvé le moyen de durer.
On a refait la route en auto vers la maison dans une agréable cacophonie. On a bavardé encore un peu sur le seuil. Grand-maman m’a donné son alliance, qu’elle m’avait promise en héritage lorsque j’étais adolescente. Je serai fière de la porter, et je crois qu’elle devrait me porter chance. Peut-être que notre amour sera comme celui de mes grands-parents : plus fort que le fait qu’on a souvent de la misère à vivre ensemble!
Avant de quitter, grand-maman a taquiné mon homme en lui disant qu’elle irait magasiner son habit avec lui. On a bien rigolé et chacune y est allée de ses suggestions… Elles sont reparties en faisant des bye-bye et en envoyant des bisous aux enfants.
Moi, je suis restée avec le sourire pour le reste de la journée…
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