Le samedi 9 juillet 2011
Ma demoiselle d’honneur est arrivée bien à l’heure, avec sa petite famille et sa meilleure amie, qui joue aujourd’hui l’important rôle de la photographe. Ma sœur est sublime dans sa robe dorée, très chic. Elle l’a achetée il y a 36 heures!
Ma demoiselle d’honneur est arrivée bien à l’heure, avec sa petite famille et sa meilleure amie, qui joue aujourd’hui l’important rôle de la photographe. Ma sœur est sublime dans sa robe dorée, très chic. Elle l’a achetée il y a 36 heures!
« Hey, Dulcinée, on n’est pas supposés voir la mariée avant », m’a dit tantôt l’un des amis de mon amoureux. En effet, les gens vont bientôt commencer à affluer et on décide donc que le moment est venu pour moi de me retirer dans ma chambre, avec ma sœur et ma photographe. Je m’apprête à vivre des moments hors du temps. Tout d’abord l’habillage. Ma sœur a beaucoup de difficulté à me fixer la fleur en soie… La photographe prend des clichés de chaque étape, en pestant.
-Calmez-vous un peu et bougez moins vite! Je n’aurai pas une seule photo de bonne!!!
J’enfile donc mes bijoux au ralenti...
Lorsque je suis enfin prête, on m'informe que mes filles viennent d'arriver. Ça tombe bien! J'avais tellement hâte qu'elles me voient ainsi!
Lorsque je suis enfin prête, on m'informe que mes filles viennent d'arriver. Ça tombe bien! J'avais tellement hâte qu'elles me voient ainsi!
-Wow… Pourquoi princesse?
C’est ma petite de deux ans qui ne comprend pas trop bien tout ce qui se passe.
-Maman va se marier avec papa. Je me suis mise belle pour lui!
Parlant du mari, je mandate ma demoiselle d’honneur pour qu’elle aille lui dire de se préparer.
-Je m’en charge. Tel qu’on le connait, si aucune femme ne lui dit que c’est le temps, il pourrait bien se retrouver en jeans et t-shirt à la cérémonie!
On rigole.
Quand ma sœur revient, je lui demande de me dire qui est arrivé. Mes deux meilleures amies sont là et je leur fais dire de venir me voir. Elles passent chacune à leur tour un bon moment avec moi. Précieux.
14h45. J’entends par la fenêtre ouverte la musique qui commence. Ça sera quatre chansons des Beatles. Ensuite, je ferai mon entrée. Et je perdrai la notion du temps…
Pour l’instant, ma sœur vient me voir, au bout de son souffle.
-Ah! Si un jour tu te remaries, ne rechoisis JAMAIS mon chum pour jouer le rôle de placier, best-man ou whatever! Il n’y avait personne dans le parterre, mais tous étaient devant l’auberge, à jaser tranquillement. Une chance, j’ai pris les choses en main!
Deuxième chanson des Beatles. Ma sœur va chercher mes filles. On attend. Je replace mes cheveux. La chanson s’éternise alors qu’on est de plus en plus fébriles.
Troisième chanson.
-Maman, mes souliers me font mal! Je veux un plaster!
À mes pieds, ma valise. Dans le petit compartiment, les diachylons. J’ai prévu le coup et en un temps trois mouvements, je protège les pieds de ma fille où commencent à apparaitre des ampoules. Les maudits souliers de bouquetière! Ce moment de réalité maternelle fait passer le temps plus vite et m’enlève un peu de ma nervosité. Fiou!
C’est maintenant All you need is love qui joue. La quatrième chanson! On descend se placer. Depuis la terrasse, je peux apercevoir mon futur mari… Je danse joyeusement depuis ma cachette. Je suis vraiment contente qu’on y soit enfin!
Silence.
Cornemuse: The Hero, de Mike Oldfield.
J’en ai tant rêvé… Le moment est enfin venu.
On y va!
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