lundi 18 juillet 2011

Chronologie des évènements, troisième partie

Le samedi 9 juillet 2011

Au son de la cornemuse, je m’engage dans le grand escalier de bois, précédée de mes trois bouquetières.
J’aperçois d’abord mon père, qui m’attend tout en bas, tel que prévu. Il semble avoir du mal à contenir ses émotions. Moi aussi! Je regarde ensuite dans le parterre. Je suis surprise que tant de chaises soient vides. Il manque tant de monde? Je réalise que la plupart sont debout, à prendre des photos.
J’ai déjà mon père par la main quand je pense enfin à regarder mon amoureux. (Oups!) Il est ému lui aussi. Il est magnifique. Je vis enfin mon rêve. Je n’ai pas de feu sauvage.  Il fait beau. Tout le monde est là… Et je me sens plus amoureuse que jamais.
Mon père m’emmène par la main jusqu’à mon futur époux.
-Je te donne la main de ma fille. Prends-en bien soin.
Tout le monde pleure… Tout est parfait!!!
-Futur époux, acceptez-vous de prendre Dulcinée, ici présente, pour épouse?
Mon amoureux regarde la célébrante avec un air d’hésitation. Anglophone, il ne sait pas trop ce qu’il doit répondre dans la version française d’un mariage et n’a pas porté attention à ce genre de détail lors de la préparation de la cérémonie.
 Il risque un :
-… Oui?
Je l’aide un peu et lui chuchote :
-Oui, je le veux.
Tout le monde éclate de rire, alors qu’il se reprend :
-Oui. Je le veux!
Fiou!
On poursuit avec tout ce qui a été prévu : la lecture du texte « Je connais des bateaux », par ma nièce de 9 ans et ma meilleure amie, suivi d’un touchant échange de vœux. Nous avons décidé de rompre avec la tradition qui veut qu’on répète après l’officiant les «Je promets de te chérir… ». Nous avons plutôt préparé nos propres vœux. Mais sous le charme du moment, nous improvisons les plus beaux mots d’amour et d’engagement.
Arrive ensuite le moment de la chanson. À la dernière minute, cette semaine, mon amoureux m’a suggéré de ne pas la faire seule, mais de donner les paroles à tous, pour avoir moins de pression. Ma voix tremble tellement que j’ai peine à chanter. Je fausse. Tout le monde chante trop lentement et plusieurs semblent ne pas savoir l’air. Mon père chante très fort, encore plus faux que moi. Rien pour m’aider! J’entends ma mère dire à son conjoint :
-Pauvre Dulcinée! Elle a toujours faussé, depuis la petite école!
Elle rit de moi! Comme si ce n’était pas assez, dans la dernière rangée, j’aperçois le batteur des Funk Frenz qui grimace. De toute évidence, ma prestation lui fait mal aux oreilles. Heureusement, le ridicule ne tue pas…
La cérémonie se poursuit en beauté, et, dans un moment empreint de joie, on est bientôt déclarés mari et femme.
On est mariés!!!!!
Que la fête commence!

2 commentaires:

Marie a dit...

Tu me fais pleurer de rire avec les commentaires sur papa et maman. Moi qui étais aux premières loges, je n'avais d'oreilles que pour toi!
Que de souvenirs à chérir! J'ai trouvé immensément audacieux que tu aies osé chanter ces mots d'amour à ton futur, et j'ai admiré la vivacité de ton clin d'oeil, à l'effet que tu ne ferais pas carrière en chanson. Un moment inoubliable! xxx

Dulcinée a dit...

Ne demandez pas de rappel, c'était, comme on dit dans le showbusiness, une prestation exclusive, unique et qui ne sera jamais répétée ailleurs dans le monde...